Aux abords du A5 Bois du Four, l'écho des combats !
Publié par Michaël Séramour dans Muséographie · 21 Octobre 2025
Aux abords du A5 Bois du Four, l'écho des combats de la Campagne de France appelle encore les passionnés foulant le sol bétonné de l'ancien secteur fortifié de la Crusnes...
L'hiver dernier, alors que notre historien Michaël était employé depuis plusieurs semaines à la remise au jour de la casemate de Villers-Est C17, abandonnée à la friche depuis les années 1960, un artefact perdu entre pierres et terre a refait surface !
Remontons un peu le temps. Nous sommes au crépuscule du 17 juin 1940. Les Allemands ont investi Paris depuis trois jours et le Maréchal Pétain, dans un discours radiophonique, indique "le cœur serré, qu'il faut cesser le combat".
Sous le béton de la casemate de Villers-Est, le moral est en berne, l'équipage du sous-lieutenant Paul Grégoire oscille entre colère et amertume. L'officier est en poste à la cloche GFM lorsqu'il aperçoit soudain des silhouettes hostiles se dresser à quelques dizaines de mètres. Profitant d'un repli de terrain, les Allemands sont parvenus à rejoindre le réseau de barbelés depuis Villers-la-Montagne.
D'instinct, Grégoire engage son mortier de 50 mm et vide une caisse de 13 projectiles sur l'assaillant avant de déclencher l'alerte. Entrés dans la danse, les canons de 75 mm des blocs 5 et 6 des forts de Latiremont et Bréhain coupent définitivement court au coup de main allemand.
Une nouvelle tentative initiée au lendemain de la signature de l'Armistice se solda par un nouvel échec...
"Tenir ou mourir" à la C17 !
Jetée hors de la casemate à l'issue des combats, la caisse d'obus de 50 mm vidée par le sous-lieutenant Paul Grégoire un certain 17 juin 1940 a refait surface, comme pour récompenser notre labeur pour redonner à la casemate de Villers-Est tout sa place patrimoniale dans le paysage du Pays-Haut !





